Désinformation : les journalistes togolais affûtent leurs réflexes pour mieux protéger l’opinion
Face à une information qui circule plus vite que jamais, le journaliste doit plus que jamais savoir vérifier, décoder et alerter. C’est tout l’enjeu de l’atelier pratique et interactif consacré, ce 1er septembre, à la responsabilité du journaliste face à la désinformation.
Organisée à l’initiative de l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT), avec l’appui de l’ABCA, INADES-Formation et FIDEMO, la rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Médias fact-cheking et la lutte contre la désinformation ».
Après une première session consacrée, le jeudi 27 août, à la vérification des contenus multimédias à l’ère de l’intelligence artificielle, 20 journalistes togolais ont poursuivi leur parcours de formation autour des enjeux liés à la pollution informationnelle et aux opérations d’influence.
Pour cette deuxième phase du programme de renforcement des capacités des journalistes dans la lutte contre la désinformation, le décor a été planté avec un rappel des différents contextes de pollution informationnelle.
Comprendre pour mieux déconstruire
Comment reconnaître une opération d’influence ? Comment éviter de devenir, malgré soi, un relais de contenus manipulés ? Quand et comment alerter l’opinion ?
À travers huit points clés, les participants ont appris à décortiquer les mécanismes d’une opération d’influence, à repérer les signaux d’alerte et à adopter une démarche journalistique fondée sur la vérification et l’analyse.
Loin d’une formation exclusivement théorique, la journée a fait la part belle aux partages d’expériences, aux études de cas et aux exercices pratiques, permettant aux participants de confronter leurs connaissances à des situations concrètes.
Le journaliste, un rempart contre la désinformation
Au-delà des techniques, un rappel essentiel s’est imposé : la mission première du journaliste reste d’informer et d’éduquer.
Dans un environnement où les fausses informations, les contenus manipulés et les opérations d’influence gagnent du terrain, publier une information factuelle, vérifiée et fiable n’est plus seulement une exigence professionnelle. C’est aussi une responsabilité envers le public et la société.
Le journaliste est donc appelé à devenir un véritable bouclier informationnel : vérifier avant de publier, contextualiser avant de relayer, questionner avant de croire et alerter lorsque l’information est manipulée.
Animée par Essi BRATHOLD, journaliste et spécialiste en cybersécurité, cette session a également mis en lumière un autre enjeu majeur : la sécurité des journalistes.
Les participants ont été invités à prendre conscience de l’importance de l’appartenance à une corporation professionnelle, qui permet de bénéficier d’un réseau de solidarité et d’un soutien collectif lorsqu’un journaliste est confronté à des risques ou à des menaces dans l’exercice de sa profession.
UJIT TOGO et le soutien de ABCA
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